La pratique sportive est une chance… il faut savoir l’apprécier !

Pour le plaisir, la compétition, l’entretien physique et/ou psychique, la 3e mi-temps et bien d’autres choses encore… organisons nous pour qu’elle dure le plus longtemps possible.

Quelques pistes pour gérer votre récupération… et la PREVENTION qui n’est pas une option !

Bilan des moyens disponibles pour le plus grand nombre (liste non exhaustive).


Cliquez sur l'image ci-dessous:



 

Les 2èmes Rencontres Midi-Pyrénées Triathlon-Santé se sont tenues le jeudi 14 juin 2012 de 18h30 à 21h00 dans l’Amphithéâtre de l’Hôpital LARREY (Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse).
Ces rencontres annuelles, gratuites et ouvertes à tous, ont permis de nombreux échanges entre la quarantaine de triathlètes présents et les intervenants de la commission médicale.
Pour ceux qui n'auraient pas pu y assister, nous vous proposons de retrouver ci-dessous les supports des différentes communications médico-sportives : 

La commission médicale de la Ligue Midi-Pyrénées de Triathlon remercie les partenaires de la soirée: le cabinet GOMIS-GARRIGUE ALLIANZ assureur officiel de la FFTRI, le laboratoire IMAXIO (SPIROLEPT°), et la Direction Régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale.
Samedi 24 novembre se tiendra à Toulouse, au Centre de Congrès Pierre Baudis, le Congrès SPORT & COEUR à l'initiative du Club des Cardiologues du Sport. A cette occasion, une session gratuite et ouverte à tous, sur le thème de la "Mort Subite lors de la pratique sportive : rien n'est inéluctable" sera proposée au grand public, de 14h à 16h.
Après les dernières Rencontres Annuelles du Triathlon - Santé qui avaient abordé ce thème, la Commission Médicale vous recommande cette conférence.

Vous trouverez toutes les informations relatives à cet événement sur le lien suivant : http://www.sfms.asso.fr/12eme-congres-national*

Par le Dr Olivier Galera,
Médecin Régional de la Ligue Midi-Pyrénées, et médecin de l’Equipe de France de Triathlon LD
 
Après les excès alimentaires des fêtes de fin d’année et leur cortège de bons petits plats, nombreux sont les triathlètes qui entament la nouvelle année avec de bonnes résolutions, notamment sur le plan nutritionnel.
 
Dans un contexte médiatique où régimes d’amaigrissement, méthodes de « détoxification » de l’organisme, etc… , fleurissent dans les émissions TV et les magazines, l’occasion était donnée à la commission médicale de rappeler les principaux points de consensus émanant du collège américain de médecine du sport et des associations américaine et canadienne de nutrition faisant référence sur le sujet de la nutrition et de la performance sportive. Les 13 points clés sont reportés ci-dessous.
 
De quoi confronter peut-être certaines « idées reçues » (elles sont nombreuses en nutrition) aux validations scientifiques, et vous assurer de bonnes bases nutritionnelles pour préparer la saison 2013, en visant l’amélioration de vos performances tout en garantissant votre Santé, car c’est bien là l’essentiel!
 
1-      Les athlètes doivent adapter leurs apports énergétiques pendant les périodes d’entraînement de haute intensité ou de fort volume pour maintenir un poids corporel stable, à la fois pour conserver un bon état de santé, et optimiser les bénéfices de l’entraînement (surcompensation). De faibles apports énergétiques peuvent induire une perte de masse musculaire, des dysménorrhées (troubles du cycle menstruel) chez la femme, une perte ou une diminution du gain de densité osseuse, un risque plus important de fatigue, blessure, et maladie, et un allongement du temps de récupération.
 
2-      Le poids et la composition corporelle ne doivent pas être utilisés comme critères exclusifs pour la surveillance des compétiteurs, les pesées quotidiennes sont déconseillées. Les pourcentages de masse grasse optimaux dépendent de l’âge, du sexe, de l’hérédité de l’athlète, et peuvent être spécifiques à la discipline pratiquée. Les méthodes d’évaluation de la masse grasse corporelle ont toutes des limites inhérentes à la technique. Une perte de poids (masse grasse) devrait préférentiellement être planifiée pendant la coupure ou débuter avant la période sous la surveillance d’un diététicien du sport.
 
3-      Les apports recommandés en glucides (hydrates de carbone) pour les athlètes sont compris entre 6 et 10 g par kilogramme de poids corporel. Ces apports permettent de réguler la glycémie pendant l’exercice et de reconstituer les réserves musculaires en glycogène. La quantité nécessaire dépend de la dépense énergétique totale quotidienne de l’athlète, de la discipline sportive, du sexe, et des conditions environnementales.
 
4-      Les recommandations en protéines pour les athlètes d’endurance et de force varient de 1,2 à 1,7 g/kg de poids corporel/jour. Ces apports recommandés en protéines sont généralement couverts par l’alimentation seule, sans utilisation de compléments protéinés ou d’acides aminés. Un apport énergétique suffisant pour maintenir un poids stable est nécessaire pour une assimilation protéique optimale et l’amélioration de la performance sportive.
 
5-      Les apports lipidiques devraient être de 20 à 35% des apports énergétiques totaux. Des apports inférieurs à 20% ne sont pas bénéfiques pour la performance. Les lipides, qui sont une source d’énergie, une source de vitamines liposolubles (vitamines A, D, E, K), et d’acides gras essentiels, sont d’une importance capitale dans la nutrition des athlètes. Les apports supérieurs à 35% ne sont pas recommandés chez les athlètes.
 
6-      Les athlètes qui ont un apport énergétique insuffisant ou ont recours à des régimes drastiques, qui s’interdisent un ou plusieurs groupes d’aliments, ou consomment trop ou trop peu de glucides avec une faible densité en micronutriments sont plus à risque de présenter des carences en micronutriments.
 
7-      La déshydratation (perte d’eau supérieure à 2-3% du poids corporel) diminue la performance sportive. En conséquence, la prise de boissons adaptées avant, pendant et après l’exercice est importante pour la santé et la performance de l’athlète. Il faut boire régulièrement pour éviter l’apparition de la déshydratation au cours de l’exercice et compenser les pertes sudorales. Après l’exercice, la perte de poids observée est principalement liée à la déshydratation et doit être compensée par les apports en eau.
 
8-      Le repas d’avant course doit être léger, apporter suffisamment de liquides pour maintenir l’hydratation, être relativement pauvre en graisses et en fibres pour faciliter la digestion, être relativement riche en glucides pour contrôler la glycémie, apporter une part modérée de protéines. Il doit être composé d’aliments que l’athlète consomme régulièrement et qu’il tolère bien. Il est déconseillé d’introduire des aliments nouveaux.
 
9-      Pendant l’exercice, les principaux objectifs sont de remplacer les pertes hydriques et d’apporter les glucides (environ 30 à 60 g/heure) nécessaires au maintien de la glycémie. Ces recommandations sont particulièrement importantes pour les épreuves d’endurance supérieures à 1 heure, lorsque le repas d’avant course était inadapté, ou lorsque l’épreuve se déroule dans des conditions environnementales extrêmes (températures extrêmes, haute altitude,…)
 
10-   Après l’exercice, il faut compenser les pertes hydro-électrolytiques, et apporter les glucides qui doivent restaurer les stocks de glycogène et favoriser une récupération rapide. Un apport en glucides d’environ 1 à 1,5 g/kg de poids corporel pendant les 30 premières minutes et répété toutes les 2h pendant les 4 à 6 premières heures permet de restaurer les réserves glycogéniques. La consommation de protéines en post-exercice permet d’apporter les acides aminés nécessaires à la réparation des tissus musculaires.
 
11-   En règle générale, aucune supplémentation vitaminique ou prise de complément alimentaire n’est nécessaire si l’athlète adopte une alimentation variée et suffisamment énergétique pour maintenir un poids corporel stable. Les supplémentations vitaminiques recommandées en dehors du contexte de l’exercice, telle que la supplémentation en folates chez la femme en période péri-conceptionnelle, peuvent être suivies. Une supplémentation en multivitamines et minéraux peut être indiquée chez un(e) athlète dont les apports alimentaires sont insuffisants, devant l’éviction d’un groupe d’aliments, pendant une période de maladie ou de blessure, ou encore chez l’athlète présentant une carence spécifique en micronutriment. La supplémentation d’un élément spécifique doit être limitée à une indication médicale telle que la supplémentation en fer dans les anémies ferriprives.
 
12-   Les athlètes doivent être conseillés sur leurs choix nutritionnels. Une diététique de l’exercice adaptée à l’athlète nécessite une évaluation rigoureuse des besoins nutritionnels, du rapport bénéfice / risque d’un éventuel complément alimentaire, et une connaissance précise de la composition des produits (législation antidopage).
 
13-   Les athlètes végétarien(nes)s sont plus exposé(e)s au risque de carence énergétique, protéique, lipidique, ou en micronutriments essentiels tels que le fer, le calcium, la vitamine D, riboflavine, zinc, et vitamine B12. Chez ces athlètes, les choix nutritionnels devraient absolument être encadrés par un diététicien du sport.
 
Commentaires :
 
L’ensemble des sociétés savantes concernées reconnaissent que l’activité physique, la performance sportive, et la récupération post-exercice sont améliorées par une nutrition adaptée.
Cette position de consensus du collège américain de médecine du sport, rédigée avec les associations américaines et canadiennes de nutrition, est une analyse très complète, rigoureuse et systématique, fondée sur des preuves, de la littérature spécialisée dans les domaines de la nutrition et de la performance sportive, et s’appuie sur les connaissances scientifiques en cours dans les domaines du métabolisme énergétique, de l'évaluation de la composition corporelle, des stratégies de modification du poids corporel, du bon usage des nutriments et boissons, des besoins spécifiques en éléments nutritifs pendant l’entraînement et la compétition, de l'utilisation de compléments et des diverses aides ergogéniques (améliorant la performance), des recommandations nutritionnelles pour les athlètes végétariens, et enfin des rôles et responsabilités des diététiciens du sport.
Ce consensus permet de rappeler aux praticiens et aux athlètes les principes fondamentaux de la diététique du sport, et souligne l’importance du diététicien du sport dans le suivi et l’amélioration de la performance sportive.
 
Référence:
American College of Sports Medicine position stand. Nutrition and athletic performance. American Dietetic Association; Dietitians of Canada; American College of Sports Medicine, Rodriguez NR, Di Marco NM, Langley S. Med Sci Sports Exerc. 2009 Mar;41(3):709-31.

Si le dopage constitue une violation des règles de l'équité sportive et du code sportif, la prévention des conduites dopantes est avant toute chose motivée par la volonté de préserver la Santé des sportifs. Cette prévention passe par l'information des sportifs eux-mêmes, des catégories "jeunes" jusqu'aux élites qui ont la responsabilité de véhiculer une image saine de leur sport, mais également des encadrants (entraîneurs, familles,...) et des prescripteurs (médecins). La commission médicale œuvre dans ce sens et souhaite rappeler à tous les informations ci-dessous en cette période d'ouverture du calendrier des compétitions en Midi-Pyrénées.
 
Il faut savoir qu'en cas de contrôle positif, la responsabilité du sportif est dite objective : la seule présence d’une substance interdite dans un prélèvement suffit à fonder la violation des règles (Conseil d’Etat 2 juillet 2001, req. 221481), sans qu’il soit nécessaire de prouver l’intention d’améliorer, par cette prise, ses performances sportives. Au final, le sportif est tenu responsable de toute substance ou méthode qu’il absorbe, qui lui est administrée ou appliquée, y compris sur prescription médicale.
Afin de prévenir, autant que faire se peut, les situations ou comportements à risque, l’attention de tout sportif, quel que soit son niveau de sa pratique, est attirée sur les recommandations qui suivent:

- Evitez au maximum l'automédication.
- Précisez votre statut de sportif (quel que soit votre niveau de pratique) à votre médecin et vérifiez que le médicament qui vous a été prescrit n'appartient pas à la liste des substances et méthodes interdites dans le sport en vigueur (vous trouverez ici la liste 2013 des substances et méthodes interdites dans le sport).
Une démarche simple et rapide consiste à consulter la base des médicaments dopants de l'Agence Française de Lutte contre le Dopage (https://www.afld.fr/) qui, le cas échéant, vous indiquera la marche à suivre pour demander, si nécessaire, une Autorisation d'Usage à des fins Thérapeutiques.
 
Le Médecin Fédéral Régional reste à la disposition des licenciés pour tout renseignement complémentaire (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).
 
Vous pouvez retrouver l'ensemble des recommandations de la Commission Médicale sur le site de la ligue en cliquant ici.

En 2014, le triathlon se veut à la portée de tous, avec différents formats adaptés au niveau et aux exigences de chacun. Pour le Docteur Olivier GALERA, médecin de la ligue Midi-Pyrénées de triathlon, « tous », cela signifie personnes en bonne santé mais aussi malades porteurs de pathologies chroniques. Le triathlon associant les trois activités physiques les plus recommandées par les experts médicaux pour leurs bénéfices thérapeutiques démontrés sur la Santé, le développement du Triathlon « Sport-Santé » et « Sport pour Tous », est donc devenu une priorité de la Fédération Française de Triathlon (lire l’article des Docteurs MARBLE et GALERA (http://santesportmagazine.com/?p=2759).
 
Le samedi 06 septembre 2014, le triathlon d’Auch devait accueillir pour la première fois des patients atteints de mucoviscidose sur l’épreuve triathlon XS.

Pour des raisons liées essentiellement à des difficultés logistiques au sein de l'équipe médicale qui doit encadrer ces patients, il a été convenu de s’accorder 1 année de plus dans la mise en place de cette opération. La motivation des patients et des référents des différentes structures intervenantes (CRCM, CHU, SADIR, ligue, FFTRI) étant toujours aussi importante, le report de ce beau projet nous permettra de mieux le structurer et de mieux évaluer et préparer les patients afin de garantir des conditions optimales de réalisation de l'opération.
 
Ces patients bénéficient déjà d’un partenariat fort avec le club des Dauphins du TOEC en natation. Ils seront accompagnés dans leur préparation médico-sportive par différents acteurs du monde de la Santé et du Sport, en particulier par Monsieur Anthony BONIN, enseignant en Activités Physiques Adaptées de SADIR Assistance, et par le Docteur Marlène MURRIS, médecin du Centre de Ressources et de Compétence pour la Mucoviscidose adulte de Toulouse au sein du pôle Clinique des Voies Respiratoires du Professeur Alain DIDIER au CHU de TOULOUSE.
 
Cette opération pilote dans le domaine du Triathlon-Santé a pour objectif de répondre à la demande originale des patients à l’initiative du projet, de favoriser leur épanouissement personnel, mais également de transmettre un message fort aux autres malades dans leur combat contre la maladie.

Le Docteur Olivier GALERA espère pouvoir s’appuyer sur cette opération pilote en Midi-Pyrénées pour développer les passerelles entre milieu hospitalier et milieu sportif et favoriser l’intégration sociale des patients porteurs de pathologies chroniques en développant les possibilités d’accueil et d’encadrement dans les clubs de triathlon de la ligue Midi-Pyrénées.
 
Le partenariat avec la Fondation ARC va également dans ce sens et on peut imaginer des dispositifs similaires avec des personnes atteintes de cancers.