Retrouvez ci-dessous toutes les fiches éditées par Wilfrid LASCOUX, masseur-kinésithérapeute de Rodez Triathlon 12:

Fiche # 1
La respiration physiologique
Fiche # 2
Nutrition et santé
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Fiche # 3
La récupération
Fiche # 4
La préparation hivernale
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EPIDEMIOLOGIE
La leptospirose est une maladie infectieuse qui touche environ 350 personnes par an en France. C’est une zoonose, c’est-à-dire une maladie transmise de l’animal à l’homme et vice-versa. L’agent pathogène est une bactérie très résistante dans le milieu extérieur (leptospira).
 
La transmission se fait soit par contact direct avec un animal infecté, soit de manière indirecte par contact avec des eaux ou produits souillés par les urines d’un animal infecté (les rats notamment). Ainsi, nager en eau douce est un facteur de risque de contamination indéniable, d’autant plus que l’exposition est prolongée, répétée et que de l’eau est avalée.
 
SIGNES CLINIQUES
La leptospirose se manifeste sous des formes variées, qui rendent son diagnostic difficile car elle peut être confondue au début avec une grippe.
L’incubation (période entre la contamination et le début des signes cliniques) dure de 4 à 14 jours en moyenne.
Aucun signe n’est vraiment spécifique mais l’existence d’un ictère conjonctival (« jaunisse ») et de myalgies (« courbatures ») est particulièrement évocatrice.
Dans la forme modérée, la maladie débute par une fièvre élevée avec frissons, maux de tête, douleurs musculaires diffuses.
En l’absence de traitement adapté ou lorsque celui-ci est retardé, la maladie peut évoluer 4 à 5 jours après les premiers symptômes vers une forme grave (dite ictéro-hémorragique ou maladie de Weil) associant insuffisance rénale aiguë, atteinte neurologique (convulsions, coma) et des hémorragies plus ou moins sévères (pulmonaire, digestive), pouvant conduire au décès dans 5 à 20% des cas.
 
FACTEURS DE RISQUE
L’ingestion ou le contact d’une eau souillée, sur une peau présentant des lésions même insignifiantes (égratignures, petites plaies,…) ou les muqueuses (œil, bouche, nez,…), représentent un facteur de risque de contamination.
Les triathlètes sont une population à risque, d’autant plus qu’il existe une recrudescence de la maladie en été et en automne, en pleine saison sportive.
 
CONDUITE A TENIR
En cas de suspicion de leptospirose, c’est-à-dire en présence de symptômes cités ci-dessus chez un triathlète, la conduite à tenir doit être la suivante :
- Consulter un médecin au plus vite en lui rappelant que vous faites du triathlon.
- Le diagnostic peut être confirmé par culture ou mieux, par amplification génique lors de la première semaine de maladie suivant l’apparition de la fièvre, ou plus fréquemment par sérologie à partir de la deuxième semaine de maladie.
- Le traitement repose sur la prescription d’antibiotiques adaptés pour au moins 10 j.
- A ce stade, une déclaration de la maladie auprès du médecin fédéral régional est recommandée.
- Pendant la durée des soins, compte-tenu de la possibilité de complications, il est recommandé de rester accompagné et à proximité de lieux de soins (hôpital,…).
- Evidemment, le repos est la règle, toute activité sportive doit être temporairement contre-indiquée.
Dans le cas des formes graves, le traitement nécessitera une hospitalisation en réanimation médicale.
 
PREVENTION
Avant et après un triathlon :
-          désinfecter à l’eau potable et au savon, ou à l’aide d’une solution antiseptique, toute plaie ou égratignure
-          protéger avec un pansement imperméable toute plaie ou égratignure lors de la natation en eau libre.
Il existe un vaccin (le SPIROLEPT°), qui ne protège pas contre tous les sérogroupes de la maladie mais qui protège contre un des sérogroupes les plus graves (sérotype ictero-haemorragiae qui représente environ 31 % des leptospiroses).
Ce vaccin est recommandé pour les professionnels travaillant en contact avec les eaux usées, chez qui la leptospirose est reconnue maladie professionnelle. Le schéma vaccinal est le suivant : 3 injections initiales (J1, J15 et M6) puis un rappel tous les 2 ans.
L’indication de la vaccination doit être discutée avec son médecin au cas par cas après évaluation individuelle du risque.
Pour en savoir plus :
- www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr à la rubrique « Zoonoses » dans les dossiers classés par ordre alphabétique
- www.pasteur.fr